Un transfert qui tourne au cauchemar pour Mamadou Lamine Camara. Le milieu de terrain sénégalais, arrivé cet hiver à Al Ahli Tripoli en provenance de la RS Berkane, se retrouve bloqué administrativement et ne peut tout simplement pas fouler les terrains avec son nouveau club.
Le problème ? Un classique des transferts africains : le Certificat International de Transfert (CIT) ne lui a jamais été transmis. La RS Berkane, club marocain, retient le document administratif crucial en exigeant 240 000 dollars au titre des indemnités de formation. Un bras de fer qui paralyse complètement la carrière du joueur de 21 ans.
Pour Lamine Camara, c'est une situation frustrante. Champion d'Afrique U20 en 2023, cet international sénégalais prometteur s'était engagé avec Al Ahli Tripoli dans l'optique de relancer sa trajectoire. Au lieu de cela, il se retrouve spectateur de la fin de saison libyenne, incapable de disputer le moindre match officiel tant que ce différend persiste.
Ce type de litige n'est malheureusement pas rare en football africain. Les clubs marocains et sénégalais, très actifs sur le marché des transferts régionaux, se retrouvent parfois dans des bras de fer financiers où les joueurs en paient le prix. Ici, c'est l'expérience qui en souffre : Lamine Camara perd des mois de compétition au moment où sa carrière aurait besoin de visibilité et de matchs.
La question reste ouverte : la RS Berkane acceptera-t-elle de négocier, ou Al Ahli Tripoli préférera-t-elle céder aux demandes marocaines ? En attendant, un talent africain reste gelé.