La corruption à la CAF n'aura plus de refuge. Le Sénégal a frappé fort en interpellant directement Patrice Motsepe, et le président de la Confédération africaine n'a pas tardé à réagir. Message reçu : la tolérance zéro devient la ligne officielle de l'instance dirigeante du football continental.
Augustin Senghor, leader de la Fédération sénégalaise et vice-président de la CAF lui-même, a saisi le dossier des présumées irrégularités : contrats opaques, soupçons de pots-de-vin, gestion douteuse. Des zones d'ombre que le Sénégal refuse de tolérer plus longtemps. Et Motsepe a entendu l'appel.
Dans sa réponse, le président sud-africain enfonce le clou : la CAF doit être irréprochable. Il a immédiatement orienté le dossier vers la commission d'éthique pour une enquête approfondie. Un geste symbolique mais crucial, qui signale à tout le continent que les jours des magouilles sont comptés.
Cette prise de position tombe à point nommé. Depuis des années, la CAF traîne une réputation entachée par les scandales. Chaque nouveau rebondissement érode un peu plus la confiance des nations, des supporters et des acteurs du football africain. Le Sénégal, en levant la voix, force enfin l'institution à se réinventer.
Les observateurs du continent retiennent leur souffle. Les beaux discours sur l'intégrité ne suffisent plus : il faut des actes, des sanctions, de la vraie transparence. Le football africain mérite mieux que les rumeurs et les zones d'ombre. Avec ce soutien de Motsepe, la requête sénégalaise acquiert une légitimité nouvelle. À présent, la CAF doit prouver qu'elle parle sérieusement.