Le Sénégal refuse d'accepter son éviction de la CAN de Futsal. Déclaré forfait après sa non-présentation face au Maroc (2-0), la Fédération sénégalaise de football conteste vigoureusement cette sanction devant la CAF. Me Augustin Senghor, président de la FSF, assure que les Lions disposent d'arguments de poids pour faire annuler cette décision.
La situation rocambolesque remonte aux tests Covid-19 effectués au Maroc. Tous les joueurs et membres du staff avaient quitté le Sénégal avec des résultats négatifs. C'est une fois sur le sol marocain qu'ils ont été testés positifs et placés en quarantaine. Pour Dakar, invoquer la force majeure face à la pandémie est légitime—un contexte exceptionnel qui aurait dû peser dans l'équation.
La FSF remet aussi en question l'impartialité de la procédure. Le Maroc, pays hôte de la compétition, ne peut simultanément organiser le tournoi et juger ses propres tests médicaux. Les médecins chargés des dépistages sont marocains, ce qui jette le doute sur la neutralité du processus.
Juridiquement, Dakar s'appuie sur l'article 83 du règlement invoquant la notion de force majeure—un point que la CAF aurait négligé. Enfin, le précédent tunisien est instructif : en 2016, la Tunisie avait refusé de se déplacer en Guinée (crise Ebola), et bien que déclarée forfait initialement, la CAF s'était rétractée après appel. Une jurisprudence qui pourrait jouer en faveur du Sénégal.
En attente du verdict de la Commission d'appel, Dakar reste déterminé. Le TAS reste la dernière cartouche si nécessaire.