Patrice Motsepe, le président de la CAF, pose ses conditions à Dakar. Lors d'une visite de 48 heures au Sénégal, le leader sud-africain a déroulé sa vision pour redynamiser le football africain : unité des 54 fédérations et tolérance zéro contre la corruption.
Le message est clair. Motsepe estime que la division et les vols institutionnels étouffent le potentiel du continent. « L'Afrique possède les meilleurs talents mondiaux, mais nous les gaspillons en nous battant entre nous et en nous volant mutuellement », a-t-il martelé. Le patron insiste : sans cohésion, impossible de rivaliser avec l'Europe ou l'Asie.
Sur la corruption, il ne mâche pas ses mots. Ceux qui détournent l'argent du football « volent nos enfants pour leurs intérêts égoïstes ». Une charge qui vise les pratiques opaques trop souvent tolérées dans les instances continentales. Motsepe appelle aussi les médias à jouer leur rôle : dénoncer, sans compromis.
Le patron de la CAF a également salué les investissements sénégalais, notamment le nouveau stade de Diamniadio, symbole d'une ambition africaine retrouvée. Accompagné du secrétaire général Veron Mosengo-Omba, Motsepe rencontre la Fédération Sénégalaise de Football et prépare un plan d'action continental.
Le défi est immense, mais le cap est tracé : transformer le football africain en puissance mondiale exige discipline, honnêteté et solidarité.
