Les Léopards de la RDC traînent depuis des années un problème administratif qui empoisonne leurs préparations : les visas. De la Zambie à l'Égypte, cette galère bureaucratique revient avec régularité, bloquant joueurs et staff à quelques heures des décollages.
Ce dysfonctionnement chronique soulève des questions légitimes. Comment une équipe nationale peut-elle se concentrer sur le terrain quand elle doit gérer des crises consulaires ? C'est un handicap mental que les sélectionneurs n'ont pas choisi, mais qui entache chaque déplacement.
Or, 2026 approche à grands pas. Si les Léopards valident leur billet pour la Coupe du Monde en Amérique du Nord, ils affronteront une tout autre réalité : les États-Unis, le Canada et le Mexique imposent des procédures drastiques. Une qualification historique ne devrait pas se transformer en fiasco administratif à cause d'un manque d'anticipation.
La FECOFA et l'État congolais doivent dès maintenant engager un travail de fond. Le calendrier est connu, les futurs adversaires seront déterminés au tirage au sort — tout est prévisible. Il serait impensable, humiliant même, que la RDC se retrouve bloquée aux portes du plus grand tournoi mondial faute de papiers.
C'est un appel : cessons de subir nos déplacements comme des aventuriers du chaos administratif. Professionnalisons la machine. Une Coupe du Monde, ça se prépare aussi dans les coulisses. Les Léopards méritent mieux que des drames visa.
