La Linafoot frappe fort et fait tomber les masques. La commission de gestion du championnat national congolais vient de rendre un verdict sans appel : Sa Majesté Sanga Balende et l'US Tshinkunku, les deux fers de lance du football kasaïen, ne fouleront pas les pelouses de la phase suivante. Le motif ? Des ardoises impayées qui traînent depuis trop longtemps dans les dossiers administratifs.
Cette décision sonne comme un coup de tonnerre pour une région qui rêvait de briller à l'étage national. Le Grand Kasaï, autrefois figure de proue du football provincial congolais, voit ses représentants fermés à la porte. Un camouflet qui ravive un débat récurrent sur la RDC : les disparités entre les grandes villes et les zones périphériques, même dans le sport.
Pour les supporters des deux clubs, c'est l'amertume totale. Les dirigeants, eux, épient l'horizon en espérant une clémence qui pourrait intervenir avant qu'il ne soit trop tard. Une intervention diplomatique, une négociation avec la ligue, ou même une amnistie : toutes les cartes sont sur la table.
Mais en attendant, le Grand Kasaï doit ranger ses maillots et laisser la place. La Linafoot a tranché : les règles financières n'acceptent pas d'exception, même pour les régions éloignées de Kinshasa. Un rappel brutal que le football professionnel congolais joue aussi à un autre jeu, celui de la rigueur comptable.
