Coup de tonnerre à la Fédération Sénégalaise de Lutte. Reug Reug, l'une des figures dominantes de la lutte sénégalaise, écope d'une suspension de six mois dont trois mois ferme. Un châtiment lourd qui sanctionne le bain mystique controversé aux chatons perpétré dimanche, peu avant son affrontement contre Boy Niang 2.
Les images du lutteur replongeant de jeunes félins dans l'eau ont déclenché une tempête de critiques. Au-delà de l'aspect éthique soulevé par les défenseurs des animaux, c'est surtout la violation des protocoles de la FSL qui a motivé cette décision sans appel. Les rituels mystiques font partie de l'héritage de la lutte sénégalaise, mais leur mise en scène publique avec des animaux dépasse les limites tolérées par l'institution.
Pour Reug Reug, habitué à dominer l'arène, cette suspension représente un revers majeur. Le lutteur devra observer une période d'inactivité stricte : trois mois sans possibilité de combattre, puis trois autres en restriction partielle. Une sanction qui le prive de précieux revenus et de la visibilité médiatique indispensable pour maintenir son statut de champion.
Cette affaire ravive le débat éternel entre tradition et modernité en lutte sénégalaise. Si les gris-gris et rituels restent ancrés dans la culture du combat africain, leur démonstration tous azimuts pose question dans un contexte de médiatisation croissante du sport. La FSL envoie un message clair : protéger l'intégrité du sport passe aussi par établir des limites aux pratiques annexes.
