La Fédération Sénégalaise de Lutte frappe fort après le Combat Royal. Sa Thiès, nouveau champion des arènes, découvre le revers de la médaille : 2,5 millions FCFA d'amende pour avoir enfreint le code de discipline fédérale. Le grief ? L'introduction d'un nguimb à connotation religieuse dans le sanctuaire du sport-combat sénégalais.
Cette sanction illustre la volonté affichée de la FSL de préserver l'intégrité des compétitions en encadrant strictement les pratiques mystiques. Doudou Sané subit également des mesures disciplinaires pour les mêmes raisons, confirmant que la tolérance zéro s'applique à tous, champions ou pas.
Un message sans ambiguïté : le terrain appartient aux lutteurs, pas aux fétiches. Alors que Sa Thiès profite de sa nouvelle couronne, cette amende rappelle que le prestige passe par le respect des règles. En Afrique de l'Ouest, où la lutte reste un culte, ces décisions alimentent les débats : faut-il vraiment interdire les pratiques traditionnelles ou les réguler ? La FSL a tranché. À Sa Thiès de tourner la page et de consolider son règne sur le canevas.
