La Libye plonge un peu plus dans la tourmente footballistique. Après une décennie de chaos politique depuis 2011, la Fédération libyenne craque sous le poids de ses dettes, et cette fois, c'est Aliou Cissé qui trinque. L'entraîneur sénégalais, auréolé de son sacre à la CAN 2021 avec le Sénégal, a jeté l'éponge face à l'impensable : plusieurs mois sans salaire pour lui et son staff.
Le technicien avait entrepris de redresser les Chevaliers de la Méditerranée, insufflant une dynamique nouvelle et des promesses de qualification continentale. Mais les belles intentions se heurtent à une réalité brutale : une administration fédérale exsangue, incapable de remplir ses obligations. Pour Cissé, c'est l'humiliation de trop. Quitter, c'est désormais sa seule option.
Ce départ fracassant révèle un problème systémique qui gangrène le football africain. Comment attirer les meilleurs talents quand les fédérations ne peuvent garantir les salaires ? Plusieurs sélectionneurs de prestige hésitent désormais à s'aventurer en Afrique du Nord ou subsaharienne sans garanties blindées. La Libye en paie le prix fort.
Les supporteurs libyens, qui rêvaient enfin de renouveau, sont amers. L'administration fédérale cherche à sauver les meubles avec des négociations de façade, mais difficile de retenir quelqu'un d'expérience quand les promesses volent en éclats. Le football libyen va devoir repartir de zéro, une fois de plus.
