Un bras de fer se dessine entre Cédric Bakambu et le Real Betis. L'attaquant congolais a décidé de privilégier l'appel de la RD Congo pour les éliminatoires 2026, au mépris des recommandations de son club andalou. Une position courageuse, mais qui pourrait lui coûter cher.
Le Real Betis, actuellement 7ème de Liga et mobilisé pour accrocher une place européenne, avait demandé à Bakambu de rester en Espagne pour la fin de saison. Peine perdue. L'ancien Marseillais a choisi de répondre à la convocation du sélectionneur Sébastien Desabre pour affronter le Sénégal et le Togo, deux adversaires décisifs dans la course au Qatar 2026.
Un choix qui reflète l'éternel dilemme des joueurs africains : honorer le maillot national ou satisfaire les exigences du club employeur. Bakambu a tranché. Les Léopards, qui comptent sur son expérience et sa capacité de finisseur, avaient besoin de lui. La RD Congo n'a pas les luxes d'un champion d'Europe.
Conséquence prévisible : Betis envisage des sanctions. Une amende plane, voire un écart temporaire, bien que cette dernière option paraisse peu probable au vu du poids de Bakambu dans le projet sportif du club. La FIFA protège théoriquement le droit des joueurs à honorer les fenêtres internationales, ce qui place les clubs espagnols dans une position inconfortable.
Cette tension illustre la fragilité de l'équilibre entre ambitions continentales et devoirs envers sa nation. Bakambu a tranché. Le Real Betis attend maintenant de voir si cette rébellion en vaut vraiment la peine.