À moins de deux semaines du coup d'envoi de la Coupe du Monde 2026, un problème majeur frappe les professionnels de la presse africaine : l'accès au tournoi. Abdoulaye Thiam, figure de proue du journalisme sportif africain en tant que président de l'ANPS et de l'AIPS Afrique, tire la sonnette d'alarme sur les entraves administratives qui bloquent les journalistes du continent.
Le défi est de taille. Contrairement aux éditions précédentes concentrées dans un seul pays, la Coupe du Monde 2026 se déroulera sur trois nations : les États-Unis, le Canada et le Mexique. Cette configuration géographique complexe s'accompagne de restrictions de visa qui deviennent un véritable casse-tête pour les médias africains. Thiam l'exprime clairement : organiser un Mondial continental tout en paralysant la mobilité des journalistes relève du paradoxe.
Cette situation révèle une fracture entre l'ambition mondiale d'un événement planétaire et les réalités bureaucratiques qui frappent disproportionnément le continent africain. Alors que les journalistes européens et sud-américains bénéficient généralement de procédures simplifiées, ceux d'Afrique affrontent des dossiers complexes et des délais imprévisibles.
Pour les médias africains comme Direct Foot Africa, c'est une occasion de mise en lumière des inégalités d'accès aux grands événements. La couverture du Mondial ne devrait pas être un privilège réservé aux nations du Nord. Le football africain, avec ses millions de supporters passionnés, mérite une couverture directe et de qualité depuis le terrain.
