La CAN 2025 traverse une zone de turbulences. Patrice Motsepe, président de la CAF, foule le sol sénégalais ce mercredi dans un contexte hautement politisé. Au cœur du débat : le sort de l'organisation prévue en Guinée, que des voix influentes du continent appellent à redéployer vers le Sénégal, en raison de l'instabilité politique à Conakry.
La visite du dirigeant sud-africain, présentée comme administrative, revêt en réalité une charge diplomatique de premier plan. Motsepe, connu pour prôner la rigueur et l'intégrité, doit naviguer entre les attentes contradictoires du football africain. À Dakar, il rencontrera Augustin Senghor et Matar Ba, respectivement patron de la FSF et ministre des Sports sénégalais.
Le Sénégal incarne une alternative crédible. Stadiums modernes, expérience éprouvée en événements internationaux, stabilité institutionnelle : le pays de la Teranga coche les cases requises. Mais la CAF reste prudente, évaluant toujours les capacités de la Guinée à maintenir son rôle d'hôte.
Cette visite marque un tournant décisif. Motsepe aura la lourde tâche de clarifier la position de la Confédération et d'éteindre un incendie médiatique qui enflamme les réseaux depuis des semaines. Les amateurs de football africain attendent surtout de la transparence : que le processus de décision reste équitable et irréprochable. La CAN ne doit pas devenir un enjeu de realpolitik continentale, mais rester l'affaire du ballon rond.
