La CAN 2025 continue de faire couler beaucoup d'encre en Afrique. Après le retrait de l'organisation à la Guinée, un acteur clé de la CAF dénonce les failles procédurales de cette décision.
Nasr Eddine Azzam, vice-président du jury d'appel de la Confédération africaine de football, remet en question la légitimité du processus. Selon lui, le Comité exécutif (COMEX) a outrepassé ses prérogatives en prenant seul cette décision majeure.
« Les règles n'ont pas été respectées », affirme Azzam. La CAF aurait dû saisir le jury disciplinaire en premier lieu pour investiguer les retards de la Guinée dans ses préparatifs. C'est cet organe, et non le COMEX, qui dispose de la compétence pour trancher une telle affaire selon les statuts de la Confédération.
Le vice-président dénonce également une situation où une même institution jouerait juge et partie : le COMEX ne devrait pas à la fois diriger la fédération et arbitrer une question disciplinaire. Cette confusion des rôles fragilise la décision et expose la CAF à des contestations légales.
Azzam précise que bien qu'il siège au jury d'appel, il s'abstiendra de commenter le fond du dossier. Une posture prudente qui souligne l'importance de préserver l'impartialité dans ce dossier sensible.
Cette controverse révèle les tensions internes au sein de la CAF concernant la gouvernance du tournoi continental. Pour les supporters africains qui attendent une CAN bien organisée, ces débats institutionnels soulèvent des questions légitimes sur la transparence et la rigueur administrative.